VIVRE BORDEAUX

Voir l'édito du numéro 24

Retour à l’Essentiel
À période « extra » ordinaire, numéro collector !
Le vent du confiné souffle en rafales, s’engouffre dans les allées
de l’hyper consommation, pousse certains à faire des stocks, donne
la peur au ventre ou un élan libératoire, c’est selon. Les jours passent,
se ressemblent souvent, et enfin il se calme, questionne notre mode
de vie, de consommation, nos « véritables » besoins au quotidien.
Malgré les difficultés rencontrées, émerge alors une prise de conscience
collective en faveur de choix plus humains, plus solidaires, plus
responsables pour l’environnement. De belles initiatives, emplies
de bienveillance, apparaissent ici et là. Il y a du monde au balcon
qui chante, joue de la musique, court un marathon pour récolter des
dons. On s’organise pour venir en aide aux plus précaires. Des entreprises
se mobilisent et participent à l’effort collectif. Ironie du sort, les petits
commerces de bouche, pour faire face, se lancent dans le « drive »,
un concept du début du siècle. Et les clients jouent le jeu.
Deux constats partagés par tous s’imposent : il est urgent de changer
de modèle, et, oui, nous en sommes capables, et en un temps record.
Pour toutes ces bonnes raisons, nous avons fait le choix à la rédaction
de semer au fil de ce numéro d’été, des sujets « verts », « écolo »,
« green », « écoresponsables » (c’est comme vous voudrez) pour rendre
hommage à celles et ceux qui ont entamé une transformation pérenne,
dans notre rapport au monde, à soi et aux autres. Et faire que toutes
ces actions bienveillantes, ces petits gestes ne partent pas à vau-l’eau.
Que ce fameux « monde d’avant » reste au placard avec tout ce que
vous avez trié durant le confinement.
Comme le disait si bien Jean Cocteau – qui aimait profiter du calme
estival de la Presqu’île (et vous découvrirez pourquoi dans ce numéro) :
« Il faut faire aujourd’hui ce que tout le monde fera demain. »
Émilie DUBRUL